Halloween versus Toussaint

Introduction à la Messe de la Toussaint - 2025, père Thierry Niquot

Chers amis, frères et sœurs,

Hier, un certain nombre de personnes, parmi lesquelles des enfants, ont célébré Halloween qui est avant tout un prétexte pour « faire la fête » et oublier les longues soirées automnales, souvent pluvieuses et tristes. Or ce que beaucoup ignorent, c’est qu’Halloween est d’abord cette cérémonie festive, en l’honneur de la divinité Samain (dieu de la mort), qui permettait de communiquer avec l’esprit des morts. Ce jour-là, les portes entre le monde des vivants et celui des morts s’ouvraient. Et, selon la légende, cette nuit-là, les fantômes des morts rendaient visite aux vivants. Pour apaiser les esprits, les villageois déposaient des offrandes devant leurs portes.

Aujourd’hui, nous célébrons la Toussaint, qui, au contraire d’Halloween, nous libère de cette peur de la mort en insistant sur l’espérance de la Résurrection et sur la joie de ceux qui ont mis l’amour au cœur de leur vie, l’Amour qu’est Dieu, l’amour dont Dieu aime tout homme et toute femme, l’amour qu’il nous a manifesté en nous donnant son Fils, Jésus, pour que, par lui, nous ayons la vie. La Toussaint est donc, de ce point de vue, une fête de la joie, notre joie, celle de nous redécouvrir enfants de Dieu et appelés à vivre en enfants de Dieu !

Si Halloween est une fête de la peur, pour des raisons d’ailleurs essentiellement commerciales dans nos sociétés occidentales, la Toussaint est une fête de la communion, communion avec les saints, le 1er novembre, et avec tous les défunts, le 2 novembre. Communion de tous dans l’amour, l’Amour qu’est Dieu.

Forts de cet amour dont nous sommes aimés par Dieu, portés par cet amour, entrons dans la célébration de cette messe avec celles et ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous à cause de la maladie, avec celles et ceux qui, près de chez nous et à travers le monde, souffrent de l’injustice et de la violence, du rejet et de l’indifférence, avec celles et ceux qui sont victimes de la guerre et des catastrophes naturelles, avec celles et ceux aussi qui, sans bruit, font œuvre de bien là où ils vivent. Entrons dans la célébration de cette messe, unis à tous les saints, unis aussi à tous nos défunts, à ces hommes, ces femmes dont la présence physique nous manque mais qui restent à tout jamais gravés dans la mémoire de nos cœurs à la lumière de l’amour reçu et de l’amour donné.

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